Partenaires

CNRS IN2P3
UPMC
UPD
UPMC


Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS


Accueil du site > À la une > Les Unes précédentes > Oscillation des antineutrinos : la collaboration T2K annonce ses premiers résultats

Oscillation des antineutrinos : la collaboration T2K annonce ses premiers résultats

par Sophie Trincaz - 23 juillet 2015

La collaboration Tokai-to-Kamiokande (T2K), associant notamment le CNRS et le CEA, vient d’observer ses trois premiers « événements candidats » d’oscillation des antineutrinos. Ces résultats ont été obtenus grâce au détecteur Super-Kamiokande qui a révélé l’apparition de trois antineutrinos électroniques au sein d’un faisceau initial constitué d’antineutrinos muoniques. Les résultats ont été présentés lors de l’European Physical Society Conference on High Energy Physics (EPS-HEP) qui a lieu en ce moment à Vienne (Autriche).

Actuellement dans le monde, plusieurs expériences s’emploient à étudier le phénomène appelé « d’oscillation » des neutrinos et antineutrinos, dû à des interférences qui trouvent leur origine dans la mécanique quantique. Parmi elles, T2K, installée au Japon, utilise un faisceau d’antineutrinos muoniques créé à Tokai (sur la côte est du pays) et dirigé vers le détecteur souterrain Super-Kamiokande près de Toyama, à 295 km de distance. Une cinquantaine d’instituts de recherche partout dans le monde, dont le LPNHE, contribuent à cette expérience.

La collaboration T2K vient d’annoncer, lors du congrès EPS-HEP qui se tient actuellement à Vienne (Autriche), avoir observé trois événements de type antineutrino électronique (voir https://indico.cern.ch/event/356420/session/10/contribution/322#preview:1616688) . Autrement dit, certains des antineutrinos muoniques créés dans le faisceau de Tokai sont arrivés au détecteur Super-Kamiokande sous forme d’antineutrinos électroniques, ce qui tend à prouver qu’ils ont changé de nature pendant le trajet. Il s’agit de la première étude sur l’apparition d’antineutrinos faite par T2K, qui avait déjà découvert en 2013 l’apparition de neutrinos électroniques dans un faisceau de neutrinos muoniques (http://www.interactions.org/cms/?pi...).

Ce premier résultat de T2K avec un faisceau d’antineutrinos n’est qu’un début : une prise de données plus longue (avec dix fois plus de statistique dans les prochaines années) permettra d’améliorer de manière significative la précision de cette étude. L’expérience T2K a aussi présenté à EPS-HEP 2015 une mesure, avec la meilleure précision mondiale, des paramètres de disparition des antineutrinos muoniques.

En savoir plus : http://t2k-experiment.org/

Contact au LPNHE : Jacques Dumarchez

Facebook

Dans la même rubrique :