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Désinstallation de la dernière caméra de HESS fabriquée au LPNHE

par Sophie Trincaz - 6 février

Après sept années de bons et loyaux services, la cinquième caméra de l’expérience H.E.S.S. d’astronomie gamma au sol – installée dans la région semi-désertique du Gamsberg en Namibie – a été désinstallée et remplacée par une nouvelle entité construite par nos collaborateurs allemands d’Heidelberg.

C’était la dernière caméra entièrement conçue et fabriquée France en service sur le site. Les quatre caméras qui ont équipé les télescopes de moyenne taille ont été remplacées entre les années 2016 et 2017, après plus de dix ans d’exploitation, par de nouvelles unités construites par DESY Zeuthen avec la participation de laboratoires Français.

Pendant près de 20 années, des caméras Françaises ont scruté le ciel et collecté des données pour l’expérience H.E.S.S. Celle-ci a révolutionné le domaine des rayonnements gamma d’énergie extrême. Le palmarès des découvertes et connaissances scientifiques accumulées par cette expérience, durant toutes ces années, est éloquent :

  • la première reconstruction spectrale à haute énergie du trou noir central de la Voie Lactée ;
  • les premières sources étendues galactiques résolues au TeV ;
  • les premières binaires X, radiogalaxies, galaxies à flambée d’étoiles détectées ;
  • la première source extragalactique étendue observée dans le grand nuage de Magellan ;
  • le scan complet du plan Galactique ;
  • la découverte des émissions gamma diffuses au TeV ;
  • la mesure du rayonnement extragalactique infrarouge, traceur de l’histoire de formation des étoiles dans l’Univers ;
  • la reconstruction du spectre des électrons diffus au TeV ;
  • l’étude de la composante en Fer du rayonnement cosmique ;
  • la découverte d’un candidat « Pevatron » dans notre galaxie ;
  • le premier AGN persistant et à forte variabilité ;
  • les contraintes sur l’invariance de Lorentz aux alentours de l’énergie de Planck avec un AGN ;
  • les deux premiers sursauts gamma détectés au TeV ;
  • des contraintes fortes sur la recherche de matière noire et dans le secteur des Axions ;
  • Mais, le second pulsar détecté au TeV …

Au total, plus d’une centaine de nouvelles sources de types très variés ont été identifiées et étudiées par ces caméras Françaises qui ont très largement rempli le cahier des charges initial du projet.

La contribution du LPNHE dans la construction de ces caméras a été majeure. Le laboratoire a conçu l’ensemble de l’électronique de lecture et de déclenchement, il a eu la charge des photodétecteurs qui équipent toujours les plans focaux des cinq télescopes encore en opération. Il a également réalisé l’ensemble de l’acquisition embarquée et le contrôle distant de ces instruments. Enfin, le LPNHE a piloté la construction des caméras de H.E.S.S. dans les deux phases du projet. Ce sont 21 ingénieurs et techniciens, 10 physiciens, 6 post-doctorants qui ont participé à ce succès et 14 docteurs ont été formés sur ce projet.

Contacts au laboratoire : Pascal Vincent, Julien Bolmont et Jean-Philippe Lenain

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